Angreau: Camille Druart à l’expo de Shanghai
publié le 10/03/2010 à 08h01
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Fin du mois de juin, plus de 70 artisans chocolatiers belges embarqueront pour l’exposition universelle de Shanghai, dans le but de présenter leur savoir-faire. Pour la Région wallonne, ils seront 5, dont l’un d’eux est de notre région: Camille Druart, d’Angreau...
Rédaction en ligne
>C’est important pour vous, cette participation à l’exposition universelle de Shanghai?
“ Je ne pourrais pas faire sans y participer, je ne pourrais pas laisser passer une telle occasion. C’est quand même une manière de représenter la Belgique! ”
>Vous allez donc y proposer vos pralines...
“ Pas exactement. On ne pourra pas faire de dégustation, par mesure de sécurité. On partira donc sans rien et, sur place, on proposera une démonstration. J’ai déjà donné une liste de matériel. On montrera comment on cristallise un chocolat, comment on fait des copeaux... Mais on ne pourra pas faire de chocolat fourré. On sera là pour montrer cette matière fabuleuse qu’est le chocolat... ”
>Les Chinois ne goûteront donc pas vos créations?
“ Non, ce sont seulement les industriels qui présenteront des échantillons. À mon avis, ils vont en distribuer des tonnes! ”
>Vous n’allez quand même pas ne faire que ça, pendant votre séjour à Shanghai...
“ Évidemment non. On va aussi en profiter pour rencontrer des gens potentiellement intéressants, pour vendre nos produits ”.
>On dit que la Chine abrite 1,3 milliard d’amateurs de chocolat en puissance, que les Chinois consommeraient en moyenne à peine 150 gr par personne, par an. C’est donc un marché à prendre.
“ Le chocolat en Chine? Il y a une vente. Mais ce n’est pas une tradition. Ils ont leurs propres confiseries. Ceci dit, les habitudes commencent à changer. Les Chinois aiment un bon chocolat. On leur dit de plus en plus que c’est bon pour la santé et les nouvelles générations commencent à aimer ça ”.
> Vous verriez bien une boutique Druart en Chine?
“ On peut déménager, y installer un conteneur! Mais une boutique, ça ne les intéresse pas. Ou alors, ce sont cent boutiques. Nous, ce qu’on souhaite, c’est trouver un investisseur, qui veuille ouvrir une ou deux boutiques dans un grand centre commercial ”.
Retrouvez la suite de l’interview dans La Province de ce mercredi.