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Huy-Waremme

Tihange : Chasse administrative pour la sécurité

Les chasseurs regardent la carte d’Armand Lemaire (Gives).

Les chasseurs regardent la carte d’Armand Lemaire (Gives).
    Chou blanc, zéro sur toute la ligne. La grande chasse au sanglier menée jeudi dans les jardins et bosquets de Tihange puis dans les bois de la Neuville, pour cause de sécurité publique, n'a rien donné. Les 22 chasseurs sont rentrés bredouilles.

    Rédaction en ligne

    Pourtant, on les sentait à plein nez ”, nous dit Armand Lemaire (Gives), traqueur. Au briefing de 8 heures, à l'hôtel de police de Huy, on sent les chasseurs gonflés à bloc. Ils sont 22, viennent parfois de loin, avec tout leur attirail kaki , leur fusil et leurs munitions à la ceinture. L'inspecteur principal Dejardin, de la police de Huy, leur promet du gibier. “ Les riverains en ont ras-le-bol des sangliers dansleur jardin. Ils sont très contents de vous voir aujourd'hui. Cela fait une semaine qu'on prépare cette chasse, il s'agit d'une destruction reconnue par la DNF. Soyez prudents! Le matin, la battue se passe près des maisons ”. “ Si on ne sait pas enterrer sa balle, on ne tire pas! ”, ajoute Armand Lemaire, chasseur de Gives qui chapeaute l'opération avec M. Dejardin. “ On n'épaule pas au bruit. Uniquement à la vue. Si vous voyez une voiture, une maison dans le champ,... on ne tire pas. On ne vous en voudra pas de rater un sanglier ”. Le briefing s'achève sur le partage du “ butin ”. “ Comme le CPAS de Huy n'est pas intéressé par les sangliers que nous abattrons, on les donnera aux

    Tihangeois préjudiciés par les sangliers et le reste, on se le partagera ”.

    Le partage aura été simple. Au terme de cette journée de chasse, vers 16 heures, pas un seul sanglier n'a été tiré. “ Pire ”: on n'en a pas vu...

    Et pourtant, les traces de leur passage sont nombreuses. On voit leur trouée dans le bois du château de Poswick, on repère des sols retournés,... En fin de matinée, en entendant retentir un coup de feu, les chasseurs ont cru que l'un d'eux avait abattu une bête. Espoir déçu: c'était l'inspecteur Dejardin qui tirait... en l'air. En tant que traqueur, il s'est un moment retrouvé face à un buisson de ronces, où quelque chose a bougé. “ Comme je ne parvenais pas à entrer dans le buisson, j'ai tiré en l'air pour effrayer l'animal. Mais il n'est pas sorti ”.

    À NOTER Reportage complet dans la Meuse Huy-Waremme du vendredi 10 juillet

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