560.000 buveurs au travail. Coût: 2 milliards
publié le 18/03/2009 à 03h45
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Une biture de plus de deux milliards d'euros! Le coût annuel des abus liés à l'alcool est très lourd pour nos entreprises. En Belgique, on estime que l'alcool est la cause d'un accident de travail sur cinq et que 560.000 travailleurs ont un problème de boisson.
Rédaction en ligne
L'Institut pour la prévention, la protection et le bien-être au travail a mené l'enquête. Nos entreprises paient très cher ces abus. Les buveurs à problème sont plus souvent et plus longtemps malades, provoquent plus d'accidents, sont moins productifs et fournissent un travail de moins bonne qualité. Ils détériorent aussi le climat de travail et ont une influence négative sur l'image de l'entreprise. La facture atteint les 2,2 milliards d'euros par an!
Un fléau qui n'épargne personne. Sur 2.500 entreprises contactées par l'Institut, 265 ont répondu, tous secteurs confondus. La moitié d'entre elles emploie surtout des ouvriers, l'autre moitié surtout des employés.
>Arriver saoul au travail. Dans 70 % des entreprises interrogées, il arrive que du personnel vienne travailler en état d'ébriété. Dans 40 % d'entre elles, des travailleurs sont parfois ivres au boulot et 76 % ont connu des problèmes d'absentéisme à cause de l'alcool.
>Tolérance zéro. Une entreprise sur quatre pratique la tolérance zéro en matière d'alcool. Il est davantage toléré dans les entreprises comptant une majorité d'employés.
>Prévention: une entreprise sur trois. 37 % des entreprises s'intéressent à l'alcool dans leur politique de bien-être. 84 % des entreprises sans politique en la matière estiment qu'elles ne disposent pas des connaissances suffisantes pour mettre en place une telle politique.
>Plus de sécurité dans 90 % des entreprises qui mènent une politique en matière d'alcool. La sécurité du travail s'est améliorée dans près de neuf entreprises sur dix. Trois entreprises sur quatre ont pu noter d'autres améliorations: santé des travailleurs, productivité, baisse de l'absentéisme, etc.
Bémol: ces firmes ne sont pas moins confrontées aux abus d'alcool que les entreprises qui ne mènent aucune politique. 75 % ont déjà vu des travailleurs arriver en état d'ébriété au travail... contre 67 % dans les entreprises sans politique en la matière.